Les puces RFID (Radio Frequency IDentification) sont des systèmes permettant de collecter des données à distance. Ces puces font beaucoup parler d’elles en ce moment car leur développement se fait rapidement, et elles font de nombreux adeptes. Elles prennent donc une place de plus en plus importantes dans les différents domaines de notre vie et sont loin d’avoir terminé leur développement. Depuis le début, les puces RFID font débat au niveau éthique et divisent les opinions. Quoi qu’il en soit, avant d’avoir un avis tranché sur la question, il faut comprendre comment fonctionne ce type de système. Alors, comment lire une puce RFID ?

Qu’est ce que la RFID ?

Quand on parle de puce électronique, les opinions sont divisées. Tantôt on la trouve utile, tantôt on en a peur. C’est une compréhension complète de sa technologie qui permettra de juger le caractère utile ou dangereux de cette grande invention électronique. La RFID est une nouvelle technologie d’identification par fréquence (Radio Frequency IDentification en anglais) qui rassemble 2 éléments indispensables, à savoir une étiquette radio et un émetteur radio.

L’étiquette radio est cette puce qui est implantée dans un badge, dans une carte de transport, dans une clé de contact, dans un sticker, dans un bracelet, mais aussi sous la peau. Cette technologie vous permet d’emmener avec vous des renseignements choisis qui seront ensuite lus par l’émetteur radio, avec éventuellement la possibilité de modifier ses données en se servant de l’énergie électromagnétique.

Quand aux types de systèmes existants, ils se différencient de par leur fréquence. On distingue les puces basse fréquence, les puces haute fréquence et les puces ultra haute fréquence dont les données peuvent être lues respectivement à 0,5 m, à 1 m et à 3 à 6 m de distance.

Concernant les capacités de lecture de ces puces, on distingue :

  • la RFID passive : elle fonctionne en lecture seule et est lisible à faible distance
  • la RFID semi-passive : elle dispose d’une batterie et a une portée plus grande
  • la RFID active : est alimentée mais n’émet que de façon intermittente

Les puces RFID les plus connues sur le marché aujourd’hui sont le Mifare, l’EM 4200, l’EM 4100, le T 5577 et le HiTag.

A quoi servent les puces RFID ?

Nano puce RFID en silicone

source : emplois.ca

La technologie RFID a été inventée dans le but de pouvoir identifier des objets et des personnes et de lire les renseignements qu’ils portent en faisant lire une puce par le matériel idoine. Doté de cette puce, un objet est balisé et devient traçable. Les principales utilisations de cette technologie concernent des domaines comme le paiement sans contact, la lutte contre la contrefaçon, les cartes de fidélité. Il est aussi possible de contrôler l’accès à des structures équipés de lecteurs, tels que de plus en plus les entreprises, les parkings ou les résidences. Il est aussi possible d’identifier des personnes, des animaux et des biens, de les tracer comme pour des produits et des bagages.

Facilitant grandement toutes les opérations qui dépendent de l’identification, on retrouve les puces RFID dans les univers des banques, des transports, des systèmes de flux, des commerces, des déplacements internationaux, des logements, des industries, de la logistique, voire de la médecine. Le calcul des coûts de stock, le retraçage du parcours d’un produit ou d’un individu et la lutte contre le vol, la contrefaçon et l’usurpation d’identité bénéficient largement de cette technologie.

Il va sans dire que les risques liés à la sécurité de la vie privée accompagnent l’utilisation des puces RFID. ce qui exige des créateurs de ces dernières la mise en place de mesures de protection efficaces. A ce jour, l’on compte parmi les systèmes de protection le chiffrage des données, la limitation de la durée de vie des données et les protège-cartes.

Lire une puce RFID : les différents types de lecteurs

Portique RFID pour la lecture de puces

source : 20minutes.fr

Comment lire une puce RFID ? En se servant d’un lecteur RFID. Un lecteur RFID est un appareil qui envoie des ondes radio au tag RFID afin de recevoir de ce dernier en réponse, s’il se trouve dans son champ magnétique, les informations qui y sont stockées. Il y a deux configurations majeures pour lire les étiquettes RFID. Soit le lecteur est fixe, implanté dans une structure immobile et ce sont les porteurs de puces qui s’en approchent. C’est le cas des bornes et des portiques. Soit le lecteur est mobile, portable et déplacé pour lire les étiquettes. Pour choisir un lecteur, il faut tenir compte de la fréquence des étiquettes RFID à lire et de la portée de lecture souhaitée. Un lecteur RFID, comme les puces, peut être basse fréquence, haute fréquence ou ultra fréquence qu’il soit du type fixe ou du type portable. Un lecteur portable a une distance de lecture variant de quelques centimètres à quelques mètres et un lecteur fixe peut faire une lecture de proximité, de voisinage, de moyenne distance ou de longue distance, entre quelques centimètres et quelques centaines de mètres donc.

Les différents types de lecteurs RFID dans la vie courante sont les bornes, les lecteurs et les flashers. Ils peuvent soit lire uniquement, soit lire et écrire, et ce en fonction des capacités des puces RFID avec lesquelles ils communiquent. Dans tous les cas, ce sont les lecteurs qui initient la communication par l’envoi d’une énergie électromagnétique vers l’étiquette radio.