Le Cloud, qu’est-ce que c’est ?

Cloud-computing-1Le Cloud est dérivé du Cloud computing, encore souvent appelé informatique en nuage, qui désigne un ensemble de technologies permettant de réaliser des opérations informatiques professionnelles ou personnelles à distance. Autrement dit, les services de Cloud permettent de profiter des performances d’infrastructures matérielles, de systèmes d’exploitation ou de logiciels que l’on ne possède pas soi-même. D’où d’ailleurs les trois formes de services cloud qui existent : IaaS (Infrastructure as a service), PaaS (Platform as a service) et SaaS (Software as a service). Comment c’est possible ? Tout simplement via le réseau Internet, et la technologie Cloud !

A travers la définition de Cloud, on entrevoit déjà de nombreux points positifs. Et les avantages du Cloud sont effectivement nombreux : stockage à distance, messagerie électronique, etc. tout ceci, grâce à des datas centers en France ou ailleurs. Un data center est un centre de serveurs sur lesquels sont stockés, et à travers lesquels transitent toutes les données des solutions Cloud. Mais tout cela implique des dépenses énergétiques énormes.

Les impacts écologiques des data centers

Data centersLa consommation d’un data center en termes d’énergie s’exprime en milliers de kWh (kilowattheure). L’explication est toute simple quand on comprend le principe de fonctionnement de cet ensemble de techniques. Les serveurs ou les super-serveurs, qui sont le chemin de transition et de stockage des données, doivent nécessairement rester fonctionnels à plein temps. Il serait quand-même bien dommage si l’on devait attendre une certaine heure précise avant de pouvoir envoyer un mail, d’autant plus avec le décalage horaire… ce serait catastrophique. Alors les machines doivent être allumées à toutes heures, et par conséquent doivent être alimentées sans cesse par de l’électricité. Et ceci se réfère seulement aux dépenses énergétiques dans un data center seulement.

Pour la suite, il suffit de penser quelques secondes à la quantité de données que chaque utilisateur d’Internet exploite par jour en ligne en utilisant les services de l’informatique en nuage… ou simplement, à la quantité de réponses que renvoie le moteur de recherche Google à chaque opération de recherche. C’est une masse de données énorme qui est en jeu. Il faut ensuite s’imaginer les milliers, les millions, puis les milliards de webnautes qui sont connectés tous les jours. Les chiffres sont abasourdissants. Pour la petite idée, les recherches Google impliquent chaque mois 3.900.000 kWh, ou encore 260.000 kilogrammes (kg) de CO2. Cela correspond à la quantité d’énergie qui permettrait de maintenir une lampe à incandescence de puissance 100 watts allumée pendant 4.534 ans, rien que ça. Pas étonnant que les statistiques sur la consommation énergétique mondiale augmentent de façon vertigineuse. Il faut ensuite songer à l’électricité que consomment les gigantesques systèmes de refroidissement mis en place pour empêcher une surchauffe des serveurs. Alors qu’avec une petite maintenance de data center, un système de refroidissement adiabatique mis en place consommerait par exemple beaucoup moins. Eh oui ! Il est assez aisé de se contenter de la définition de Cloud, de se cantonner aux avantages du Cloud, sans penser à ses impacts écologiques et à la façon de les réduire, sans se demander comment réduire son empreinte écologique.

Il faut en effet constater que toute la consommation d’un data center, ajoutée à celles de datas centers en France puis dans le monde, est partiellement convertie en chaleur. Cette chaleur, inutilisée, finit inévitablement dans l’atmosphère ou dans les océans, et participe ainsi au réchauffement climatique.

Comment réduire les effets du Cloud computing sur l’environnement ?

EcologieSi l’impact écologique du Cloud computing doit être réduit, ce n’est pas une question de quelques personnes ou d’un petit groupe de personnes, c’est très certainement l’affaire de tous. Car l’augmentation de la consommation énergétique mondiale concerne tous les terriens. Le fait est ceci, l’effectif des data centers augmente de plus en plus parce qu’il y a sans cesse des données supplémentaires à sauvegarder. Or, nombreux sont ceux qui stockent encore dans leur boîte électronique des mails d’amis reçus depuis 8 ans et qui ne leur serviront plus à rien. Nombreux sont les parents qui achètent à chacun de leurs enfants un iPad dont ces derniers exploiteront à peine 30% des capacités. Ils augmentent ainsi non seulement les dépenses énergétiques, mais également l’espace occupé sur le nuage du Cloud computing. Dans les entreprises, c’est des dizaines de postes de travail connectés à des solutions de Cloud computing pour des besoins professionnels alors que cinq ordinateurs auraient par exemple pu suffire à tout le monde avec les bonnes configurations.

A ce niveau, le premier effort à faire concerne chaque utilisateur. Effacer les fichiers qui ne servent plus à rien sur les espaces de stockage en ligne (y compris les mails) pourrait déjà atténuer le problème de la nécessité d’accroître l’effectif des data centers. Du côté des grandes firmes informatiques, adopter des comportements écologiques réduirait évidemment l’impact ecologique des data centers, mais améliorerait en plus leur image et pourrait amoindrir les coûts qu’elles investissent en besoins énergétiques. Une solution possible consisterait à adopter une méthode de refroidissement adiabatique, beaucoup moins énergivore et qui ne laisse pas échapper de chaleur.

Il existe par ailleurs des idées très originales, notamment celle qui propose de mettre des ordinateurs dans un radiateur pour limiter les pertes de chaleur, donc le gaspillage d’énergie ; dans ce cas bien sûr il faudrait l’adapter aux serveurs qui se trouvent dans les data centers. Une autre idée commence à beaucoup s’imposer et est évoquée sous le nom d’informatique écologique.

La notion d’informatique écologique

L’informatique écologique est un concept né il y a quelques années et qui vise la réduction de l’impact ecologique qu’a l’informatique sur la planète, en utilisant tous les moyens et toutes les méthodes possibles. En le rapprochant du Cloud, on pourrait dire que ce concept ambitionne répondre à la question de savoir comment réduire son empreinte écologique. L’informatique écologique promeut et recherche donc toutes les solutions, toutes les techniques, susceptibles de diminuer les effets négatifs qu’ont le Cloud computing, les datas centers, et tous les systèmes et équipements informatiques de façon générale sur l’environnement.

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