Les humains ont donné à l’informatique le pouvoir de les remplacer bientôt dans des missions qui sont jusqu’alors le privilège des médecins. Un seuil de cabinet high-tech qui réalise un check-up voit le jour. Le cabinet ultra-connecté pour une consultation pointue ouvre ses portes et le médecin superordinateur est maintenant en gestation.

L’émergence de l’informatique et les logiciels médicaux

Le secteur médical est l’un des grands bénéficiaires des dernières avancées technologiques, notamment en matière de numérique. Les spécialistes se sont depuis longtemps penchés sur la recherche pour la facilitation et la sécurisation des documents et dossiers manipulés au sein des établissements de santé. Comme résultats, nous nous trouvons actuellement devant l’émergence d’une diversité d’outils informatiques au service des médecins et de manière général, de tous les personnels de santé. Ces outils sont taillés pour assurer un meilleur fonctionnement du système d’information et de communication au sein d’un établissement, voire entre les différents établissements du secteur médical. Les documents médicaux dactylographiés dont la création est chronophage, qui prennent beaucoup de place et qui s’abiment ou se perdent facilement sont en voie de disparition. Les documents numériques prennent le relais pour à la fois épargner le temps et réduire les risques de perte. De plus, l’informatisation des informations médicales contribue à réduire les risques d’erreurs médicales et permet le suivi à distance des traitements.
Des logiciels médicaux font leur apparition et rencontrent du succès auprès de leurs utilisateurs. Parmi eux figurent un logiciel médical conçu pour la prise en charge du patient et qui génère des comptes rendus pouvant être exploités par tous les professionnels de santé autorisés par ce patient. Il existe aussi le LAP ou Logiciel d’Aide à la Prescription qui, se basant sur les dossiers du patient, identifie instantanément les incompatibilités médicamenteuses et les contre-indications à prendre en compte. En parallèle de ces logiciels se trouve le système informatisé permettant le partage des dossiers médicaux entre les médecins des différents services. L’utilisation de celui-ci est toutefois encore sujette à discussion en raison du caractère sensible des données médicales.

Les consultations dans un cabinet ultra-connecté

L’IA ou Intelligence Artificielle est en train de bouleverser progressivement nos univers. L’univers du médical figure parmi les grands concernés et l’évolution dans le domaine de la connectivité en est la principale cause. On assiste aujourd’hui à la transformation de l’assistance humaine au médecin en une assistance informatique par le logiciel médical. L’IA vient en plus suppléer le médecin lui-même dans certaines de ses tâches. Dans le concept imaginé par un ancien expert chez Google par exemple, toutes les opérations de premier diagnostic que le médecin a à faire sont réalisées automatiquement lorsque le patient arrive par une sorte de porte d’entrée high-tech qui fait office de scanner. En moins d’une minute, toutes les données concernant sa taille, son poids, son rythme cardiaque et sa température sont collectées. Ses prédispositions génétiques et son profil ADN sont ensuite évalués par les tests traditionnels. La vraie consultation commence après et elle se fait devant un témoin informatique qui prend les aspects d’un écran géant enregistrant toutes les données médicales.
Ces préalables ont pour but de fournir au médecin toutes les connaissances lui permettant d’éviter toute erreur et d’élaborer le traitement approprié. Un tel cabinet ultra-connecté offre au patient qui le quitte un appareil connecté qui le liera au médecin et qui informera ce dernier automatiquement de tout événement important intéressant sa santé.

Les technologies futuristes pour un suivi médical moderne

L’amélioration du suivi médical a depuis longtemps fait l’objet de recherches parce que, souvent relâché, ce suivi faille à sa mission de prévention. Aujourd’hui, le fruit de ces recherches qui est encore au stade expérimental est présenté au public. Ces technologies futuristes sont censées bouleverser la pratique médicale de suivi et de traitement.
Au nombre de ces nouvelles solutions figure la gélule connectée pour thermomètre qui, avalée avant une opération, transmet la courbe de température du patient en temps réel. Il y a la puce RFID sous-cutanée qui serait censée proposer un dossier médical en temps réel. Il y a la prothèse dentaire connectée dont la puce analyse la salive et/ou la composition du sang du patient afin de transmettre l’état de sa santé au centre. Il y a les lentilles connectées qui mesurent le taux de glycémie contenu dans le liquide lacrymal et qui remplacent donc les prélèvements par piqûre. Il y a le tatouage connecté qui permet de recueillir chez une personne inconsciente ses identités.
Parallèlement à ces technologies de transmission de données médicales sont apparues les technologies de réparation et de protection. Il y a les capsules intelligentes qui sont conçues pour ne diffuser que la quantité de médicaments nécessaire à la guérison du patient. Il y a l’impression d’organes en 3D à base de tissus humains qui ambitionne de remplacer ceux déficients ou détruits. Il y a la micro-puce contraceptive sous-cutanée qui serait infaillible. Il y a la poussière intelligente qui est en fait une flottaison de particules électroniques capable d’auto-organisation pour lutter contre certaines maladies. Le tatouage connecté cité précédemment peut inclure aussi un traitement spécifique. Il y a la capsule contre l’obésité qui anesthésie les sensations de faim, empêchant ainsi le patient de s’adonner à la gourmandise.

       

Des logiciels qui pourront remplacer les médecins ?

L’informatique ne pourra peut-être pas remplacer entièrement le médecin puisqu’aussi parfaite qu’elle puisse être, elle restera dépourvue de compassion et de chaleur. Néanmoins, sur le plan de la connaissance et de la réactivité, elle semble en mesure de rivaliser avec les plus efficaces des soignants. Les chercheurs continuent de tenter de remplacer les interventions humaines par des programmes automatisés et c’est ainsi qu’une start-up anglaise du nom de Babylon a développé une application en mesure de délivrer des conseils médicaux après une écoute numérique de la description des symptômes. Les prévisions prétendent que d’ici un futur pas très éloigné, 80 % des médecins seront substitués par des super logiciels et que l’accès à la télémédecine sera démocratisé. La victoire des ordinateurs contre des humains dans certaines évaluations comme les jeux et les diagnostics justifieraient une telle estimation. Le séquençage ADN est également évoqué dans l’amélioration de la vitesse de traitement des données médicales qui ont un chiffre astronomique. Grâce à l’Intelligence Artificielle, un logiciel médical rivalise avec l’humain.


Nombre de rêves technologiques intéressant la médecine sont aujourd’hui des réalités. Le médecin pourra-t-il vraiment être remplacé par l’ordinateur ? C’est une question qui se pose et que certains pionniers audacieux s’efforcent de répondre par l’affirmative. Les avancées technologiques impliquées par les applications de l’Intelligence Artificielle sont les arguments qu’ils apportent. Il reste cependant à ne pas oublier l’importance de la chaleur humaine apportée par l’humanité du médecin et qui peut véritablement réconforter le psychique du patient.